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légères Convulsions ... et s'empourpre !


* C o r c o v a d o D i v i s a L e C i e l *

* & P u ¡ S ? *
Jokeromega : Prem's!
Strangule : And alone.
Jokeromega : God is there, not far away, open the door...
MangakaDine : Où sont passés tous ces gens à la belle plume?

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* N o w h 3 r e *

* M o n o c h r o m e F l a t *

Archive : tous les articles

* M o n o c h r o m e W a l l *
Aucune compassion, aucune trace de vivre, de survivre ou de devenir, seul là quelqu’un de plus parmi les autres, et moi, moi au centre, au centre d'une vie, de ma vie, de la leur, non la mienne, moi, moi, il n'y a que moi, les autres sont autres et je suis autre pour les autres, mais les autres ne sont pas moi. Existence au milieu des autres, condamné à exister. Au centre ? Non. Je suis en bas à gauche. Et ma destinée est diagonale.

* M o n o c h r o m e F l o o r *
"Et, si tu me riais au nez je te tuerais!"

* M o n o c h r o m e L i f e *
"Je voudrais une existence trouble
Une existence comme un étang, comme une mer
Une existence avec des algues"

Houellebecq

Mon baudelaire

LE CREPUSCULE DU MATIN 

Les traits de l’horizon lentement se dessinent

Sur la fenêtre grise, sur ma vitre murée,

Faisant face au fauteuil où des heures je m’ennuie,

Basculant ma tête à l’arrière de velours. 

Je sors, je fuis ma chaise et ma nuit

Pour gagner les rues, vaincre les carrefours,

Errer comme une âme qui au sol accrochée

Attend et traîne une fâcheuse vengeance 

Qui la délivrera de ses pénibles chaînes

Humaines, et rancunières à outrance.

Je me réserve une place aux cris et aux peines,

Que le spectacle s’achève sur un dernier envol. 

Sur le boulevard, le Ciel ne semble pas

Me voir en fantôme ni m’ouvrir ses bras,

Je déambule les trottoirs vacants, acquiesce 

Le Chaotique qui crisse sous mes pas. 

La démarche déchue, en ange de paresse,

Me voici fin prêt à le pointer du doigt. 

Le Jour se montre faible, vacillant et blafard

Quand, à l’angle du ciel, l’étoile de feu pénètre 

Les nuages et les tâche d’un ton rougeâtre,

Je pense à Prométhée en cette sombre matinée. 

Lui qui a ravi le feu et incendié les hommes,

Aux dépens de son foie et l’aigle obéissant,

Merci Héraclès, bonjour l’or et les Pommes,

Ici se lèvent « les filles du couchant ». 

La rosée fine, seul reste de la nuit, disparaît

En brouillard fumant, le sol va s’évaporer.

Et glisser dans les airs de purulents parfums,

Paralytiques, broyant mes sens un à un. 

Cette odeur piquante chatouille, matineuse,

L’arrière de mes yeux et enivre mon nez,

De sa senteur d’été, aigre et laiteuse,

Hypnose de mon esprit qui lui s’est évadé. 

Charmé, dupé, il titube dans la merveille

Et galope vers ces dernières filles de joies,

Entassées au coin, que je visitais la veille

Au soir et à la nuit, retrouvant l’habitude, 

Tandis que mon corps bavait l’Hébétude

Et que cet éclat d’aube me mettait hors de moi.



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