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légères Convulsions ... et s'empourpre !


* C o r c o v a d o D i v i s a L e C i e l *

* & P u ¡ S ? *
Jokeromega : Prem's!
Strangule : And alone.
Jokeromega : God is there, not far away, open the door...
MangakaDine : Où sont passés tous ces gens à la belle plume?

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* N o w h 3 r e *

* M o n o c h r o m e F l a t *

Archive : tous les articles

* M o n o c h r o m e W a l l *
Aucune compassion, aucune trace de vivre, de survivre ou de devenir, seul là quelqu’un de plus parmi les autres, et moi, moi au centre, au centre d'une vie, de ma vie, de la leur, non la mienne, moi, moi, il n'y a que moi, les autres sont autres et je suis autre pour les autres, mais les autres ne sont pas moi. Existence au milieu des autres, condamné à exister. Au centre ? Non. Je suis en bas à gauche. Et ma destinée est diagonale.

* M o n o c h r o m e F l o o r *
"Et, si tu me riais au nez je te tuerais!"

* M o n o c h r o m e L i f e *
"Je voudrais une existence trouble
Une existence comme un étang, comme une mer
Une existence avec des algues"

Houellebecq
N'hésitons pas à mal écrire
"il n'hésite pas à mal écrire"

Cette expression flâne entre mes deux oreilles depuis vendredi dernier quand monsieur mon professeur de littérature française la prononçait parmi un paquet d'autres phrases sur un air tout à fait anodin et blagueur.
Hihihi! Tu nous fais bien rire monsieur le professeur avec ta voix de narrateur, tes mots qui ne tournent pas autour, tes yeux de merlan et tes poses alanguies. Tu te dandines. Tu fais le beau. La classe te sourit et ne t'interrompt pas, un bel océan sans vague.
Seulement voilà moi je dis sournois.
Tu jettes des idées accidentées sans te soucier d'où elles retombent.
Ladite de vendredi a dû volée en éclat où bien ce n'est pas des pièces de puzzles que je dois chercher.
"il" désigne Barbey d'Aurevilly. Le point soulevé est celui de ses grands lâchés de plume. Le dandy n'hésite pas, il aborde, il consomme, il consume. Comme un pompier.
La fumée s'échappe de la métaphore.
Voyez : "Je ne la voyais que de profil; mais, le profil, c'est l'écueil de la beauté ou son attestation, la plus éclatante. Jamais, je crois, je n'en avais vu de plus pur et de plus altier. Quant à ses yeux, je n'en pouvais juger, fixés qu'ils étaient sur la panthère, laquelle, sans doute, en recevait une impression magnétique et désagréable, car, immobile déjà, elle sembla s'enfoncer de plus en plus dans cette immobilité rigide, à mesure que la femme, venue pour la voir, la regardait; et - comme les chats à la lumière qui les éblouit - sans que sa tête bougeât d'une ligne, sans que la fine extrémité de sa moustache, seulement, frémît, la panthère, après avoir clignoté quelque temps, et comme n'en pouvant supporter davantage, rentre lentement, sous les coulisses tirées de ses paupières, les deux étoiles vertes de ses regards. Elle se claquemurait.
(Je fais une petite parenthèse juste pour dire à quel point les rares rencontres avec ce mot : claquemurer me font frémir)
- Eh! eh! panthère contre panthère! - fit le docteur à mon oreille; - mais le satin est plus fort que le velours.
Le satin, c'était la femme, qui avait une robe de cette étoffe miroitante - une robe à longue traîne. Et il avait vu juste le docteur! Noire, souple, d'articulation aussi puissante, aussi royale d'attitude, - dans son espèce, d'une beauté égale, et d'un charme encore plus inquiétant, - la femme, l'inconnue, était comme une panthère humaine, dressée devant la panthère animale qu'elle éclipsait..."

Oui. On file, on s'emporte.

Je me suis souvent demandé ce qu'était que bien écrire et ce qu'il était bon d'écrire. Je voulais toujours tout mettre, - rien éclipser - tout ce qui me passait par la tête. C'est là-dessus que Barbey n'hésite pas. Mais s'il se laisse entraîner dans divers petits courants il ne quitte jamais le fleuve de sa narration. Même ses interruptions servent l'histoire. C'est une question d'intérêt. De logique ? Logique, intéressant envers qui ? Se destiner à un lecteur ne fausse-t-il pas l'écrit ? Je crois que le moment de l'écriture - je veux dire l'étape de la pose des mots de manière à se qu'ils soient lisible par quelqu'un - n'est pas le plus important dans le métier d'écrivain. Je pense là tout de suite à Truman Capote et son long long long façonnage avant de coucher quelque chose "de sang froid" sur le papier. Et cet après n'est alors plus qu'une finition. Mais sans elle rien n'existe. Il ne peut y avoir de roman inachevé. (Où alors il ne compte que parmi les carnets de note, les journaux intimes, les cahiers d'écriture palliative.)
Je me demande si être écrivain n'est pas synonyme d'être humain.
On se lève, on existe dans une réalité qui nous dit les jours qui passent, et, pour s'en défaire, pour revenir à soi, on écrit des romans de tête. Ceux que l'on connait par cœur. Ceux que l'on pourrait écrire d'une traite. Mais qui s'y retrouverait ? Quelqu'un forcément. Quelqu'un : pronom relatif singulier à valeur indéfinie. Qui cherche à atteindre le singulier et l'indéfini ?
Aujourd'hui, et c'est votre jour de chance, je juge bon de vous épargner tout le trépas de ma réflexion à cloche pied. De laquelle j'ai tout de même pu dégager ça:
Bien écrire c'est adapter son style au sujet. Pour rendre l'un et l'autre universels.

Et schplhaf ! belle idée oui mais Barbey lui "il n'hésite pas à mal écrire" ...



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